Les posadas se déroulent du 16 au 24 décembre. Elles représentent les 9 étapes du voyage que firent Marie et Joseph, en partant de Nazareth pour aller à Bethléem. Ce sont des processions de pèlerins, qui à l'origine, allaient de chapelle en chapelle, à l'intérieur d'une même église.
Cette tradition fut implantée par église catholique, suite à une bulle papale demandée à Sixte V en 1586, par le frère dominicain Diego de Soria du couvent d'Acolman pour contrecarrer les fêtes aztèques en hommage à la naissance du dieu de la guerre Huitzilopochtli, qui avaient lieu traditionnellement du 7 au 26 décembre.
Les pèlerins se promènent en chantant des chants religieux, en portant des reproductions en terre cuite de Joseph, Marie et leur âne sur leurs épaules. Dans certaines régions, ces personnages de terre sont remplacés par des êtres vivants, donnant plus intensité aux posadas. La foule les accompagne, munie de bougies et lanternes. La tradition originaire, aujourd'hui presque disparue était d'amener la "couronne de l'avent" portée par des jeunes filles, et composée de branches, fleurs et de 4 bougies, 3 violettes représentant les 3 dimanches de pénitence de l'avent et une blanche représentant l'espérance suscitée par la venue au monde du Messie. Les pèlerins, vont de maison en maison, chantant des cantiques religieux, jusqu'à la maison où ils demandent l'hospice. Certains entrent dans la maison, d'autres restent dehors, et tous chantent, puis, on casse la piñata, faite d'un récipient de terre cuite, entouré de papier mâché ou crépon, disposant de 7 cônes de couleurs différentes représentant les 7 péchés capitaux. Le fait de casser la piñata les yeux fermés représente la foi aveugle. La piñata cassée sauve du mal et répand le bien (friandises). Le dernier jour de la période des posadas est cassée la plus grosse piñata. On partage ensuite les friandises et les fruits et l'on boit le punch de Noël ou des eaux de fruits.
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